Informations générales

Indications et autres usages documentés

Contre-indications

Interactions

Effets indésirables

Grossesse et allaitement

Composition, prix et conditionnement

Posologie

Depakine (acide valproïque)

Médicaments à base de acide valproïque :

Depakine (acide valproïque)

Informations générales

  • Nom DCI

  • Dosages

    400 mg/4 ml200 mg57,64 mg/ml200 mg/ml500 mg

  • Formes galéniques

    préparation injectable pour voie I.V.comprimé gastro-résistantsiropsolution buvable

  • Classe Thérapeutique

Indications et autres usages documentés

  • Traitement de courte duree

  • En relais de la forme orale

  • En cas de traitement oral impossible

  • Chez l'adulte

  • Chez l'enfant

  • En monotherapie

  • Associer a d'autres therapeutiques

  • Avec generalisation secondaire

  • Sans generalisation secondaire

  • Chez l'adulte

  • Chez l'enfant a partir de 6 ans

  • En monotherapie

  • Associer a d'autres therapeutiques

  • Chez l'adulte

  • Chez l'enfant a partir de 6 ans

  • En monotherapie

  • Associer a d'autres therapeutiques

  • Chez l'adulte

  • Chez l'enfant a partir de 6 ans

  • Traitement preventif des recidives

  • En cas d'echec a une autre therapeutique

  • Dans les formes compliquees

  • Chez l'enfant a partir de 6 ans

  • En monotherapie

  • Associer a d'autres therapeutiques

  • Chez l'adulte

  • Chez l'enfant a partir de 6 ans

Contre-indications

Contre-indication absolue

Utilisation déconseillée

Précautions d'emploi

Mise en garde

  • Allaitement

  • Deficit en sucrase-isomaltase

  • Deficit enzymatique du cycle de l'uree

  • Enfant

    • Enfant de moins de 6 ans
  • Femme en age de procreer

    • En l'absence de contraception efficace
  • Grossesse

  • Hepatite

    • Hepatite aigue
    • Hepatite antecedent familial
    • Hepatite antecedent personnel
    • Hepatite chronique
    • Hepatite medicamenteuse
  • Interaction d'origine alimentaire

    • Apport de millepertuis
  • Intolerance genetique au fructose

  • Mode d'administration particulier

    • Voie intramusculaire
  • Nourrisson

  • Nouveau-ne

  • Porphyrie cutanee

  • Porphyrie hepatique

    • Porphyrie hepatique maladie
  • Syndrome de malabsorption / intolerance digestive

    • Hypersensibilite fructose (intolerance)
    • Hypersensibilite galactose (intolerance)
    • Hypersensibilite glucose (intolerance)
    • Hypersensibilite saccharose (intolerance)
    • Syndrome malabsorption glucose/galactose
  • Trouble mitochondrial lie a la polg

  • Femme en age de procreer

    • En cas de contraception
  • Interaction d'origine alimentaire

    • Ingestion d'alcool
  • Intolerance genetique au fructose

  • Syndrome de malabsorption / intolerance digestive

    • Hypersensibilite fructose (intolerance)
    • Hypersensibilite sorbitol (intolerance)
  • Ataxie

  • Diabete autre

  • Diabete type i

  • Diabete type ii

  • Ecchymoses

  • Encephalopathie

  • Enfant

    • Enfant de plus de 3 ans
    • Enfant de plus de 6 ans
    • Fille pre-adolescente
  • Epilepsie

    • Epilepsie non controlee
  • Etat de mal epileptique

  • Exposition a une temperature extreme

  • Guillain-barre syndrome

  • Insuffisance renale chronique

  • Intervention chirurgicale

  • Lupus erythemateux dissemine

  • Migraine

    • Migraine crise
  • Myopathie

  • Patient prepubertaire

    • Fille pre-adolescente
  • Prise ponderale

  • Quel que soit le terrain

  • Regime cetogene

  • Regime hypocalorique

  • Regime hypoglucidique

  • Regime hyposode strict

  • Retard staturo ponderal

  • Sujet age

  • Trouble cognitif

  • Trouble extrapyramidal

  • Trouble mitochondrial lie a la polg

  • Anorexie

  • Atteinte hepatique

  • Convulsions

  • Enfant

    • Enfant de moins de 3 ans
  • Epilepsie

  • Insuffisance hepatique

  • Nausees vomissements

  • Nourrisson

  • Pancreatite

  • Pathologie cerebrale

  • Quel que soit le terrain

  • Syndrome douloureux abdominal

    • Syndrome douloureux abdominal aigu
  • Tendance suicidaire / suicide

  • Trouble de la coagulation

Interactions

Précautions d'emploi

Mise en garde

Pas de résultat

Il n'existe aucune interaction pour ce médicament.

Effets indésirables

Fréquents

Rares

Fréquence indéterminée

fréquent (> 1%)
  • acne
  • agranulocytose
  • alat modification
  • alopecie
  • anemie
  • anorexie
  • aplasie medullaire
  • asat modification
  • asthenie
  • atteinte hepatique
  • atteinte renale
  • bilirubine modification
  • cheveux alteration
  • coagulation trouble
  • deces mortalite
  • diarrhee
  • douleur abdominale
  • dysplasie
  • enuresie
  • epigastralgie
  • erythroblastopenie
  • gamma gt modification
  • gastralgie
  • hematome
  • hemostase trouble
  • hepatite
  • hirsutisme
  • hormone antidiuretique modification
  • hyperammoniemie
  • hypercreatininemie
  • hyperplasie gingivale
  • hyperuremie hyperazotemie
  • hypofibrinogenemie
  • hyponatremie
  • hypoplasie medullaire
  • hypoprothrombinemie
  • hypothyroidie
  • ictere
  • incontinence urinaire
  • insuffisance hepatique
  • insuffisance renale chronique
  • lactico deshydrogenase modification
  • leucopenie
  • lymphopenie
  • macrocytose
  • manifestation cutanee
  • nausee vomissement
  • necrose cutanee
  • necrose veineuse
  • nephrite interstitielle
  • neutropenie
  • oedeme de quincke angioedeme
  • ongles alteration
  • pancytopenie
  • phosphatase alcaline modification
  • prise ponderale
  • purpura
  • saignement hemorragie
  • somnolence diurne
  • stomatite
  • syndrome myeloproliferatif
  • taux prothrombine modification
  • temps cephaline activee modification
  • temps prothrombine modification
  • temps quick modification
  • temps saignement modification
  • teratogenicite
  • texture capillaire anormale
  • thrombocytopenie
  • vascularite
  • virilisme
  • vitamine metabolisme perturbation
rare (< 1%)
  • agitation
  • agressivite
  • amenorrhee
  • anaphylaxie
  • ataxie
  • audition alteration
  • bronchospasme asthme
  • cephalee
  • choc anaphylactique
  • coma
  • concentration alteration
  • concentration baisse
  • confusion mentale
  • convulsion
  • cycle menstruel irregulier
  • demence
  • demineralisation osseuse
  • diplopie
  • dress syndrome
  • dysarthrie parole difficulte
  • encephalopathie
  • epanchement pleural
  • eruption cutanee
  • erytheme polymorphe
  • exantheme
  • fracture osseuse
  • gynecomastie
  • hallucination
  • hyperactivite
  • hyperamylasemie
  • hyperlipasemie
  • hypoacousie surdite
  • hypothermie
  • irritabilite
  • irritation cutanee
  • irritation muqueuse
  • kyste ovarien
  • lethargie
  • lyell syndrome necrolyse epidermique toxique net
  • marche trouble
  • memoire trouble
  • mouvement anormal
  • myoclonie
  • myopathie
  • neuropathie peripherique
  • nystagmus
  • oedeme
  • oedeme peripherique
  • oligospermie
  • osteopenie
  • osteoporose
  • pancreatite aigue
  • paralysie de laccommodation
  • paresthesie
  • prurit
  • reaction allergique
  • rhabdomyolyse
  • stevens johnson syndrome
  • stupeur
  • syndrome extrapyramidal
  • syndrome lupique
  • syndrome parkinsonien
  • tremblement
  • trouble cognitif
  • trouble psychocomportemental
  • troubles neuro developpementaux
  • urticaire
  • vertige etourdissement
  • vigilance trouble
Fréquence non précisée
  • acidose metabolique
  • collapsus cardiovasculaire
  • depression respiratoire
  • dyspnee
  • hypernatremie
  • hypertension intracranienne
  • hyporeflexie
  • hypotension arterielle
  • hypotonie musculaire
  • insuffisance respiratoire
  • myosis
  • oedeme cerebral

Grossesse et allaitement

    • Aspect malformatif

      • L’acide valproïque en monothérapie entraîne un syndrome polymalformatif dans près de 11% des cas en moyenne. Ce risque est significativement plus élevé que celui de tous les autres antiépileptiques ou thymorégulateurs, que celui des femmes épileptiques non traitées, et que celui de la population générale (environ 2% de malformations majeures à la naissance).
      • En polythérapie contenant de l’acide valproïque, le risque malformatif n’est pas sensiblement différent de celui qui existe en monothérapie d’acide valproïque.
      • Effet-dose :
        • Le risque malformatif est proportionnel à la dose d’acide valproïque.
        • Il n’y a pas de dose sans effet. Un risque malformatif existe même à faible posologie (≤ 650 mg/j).
      • Malformations les plus fréquentes :
        • cardiopathies
        • anomalies de fermeture du tube neural (spina bifida essentiellement) dans 2 à 3 % des cas (0,05% dans la population générale)
        • hypospadias, malformations rénales
        • malformations des membres (atteintes réductionnelles notamment préaxiales, ectromélies, arachnodactylies …)
        • fentes labiales et/ou palatines
        • craniosténoses (notamment trigonocéphalies)
        • dysmorphies faciales caractéristiques (philtrum long bombé, oreilles bas implantées, plis épicanthiques …)
      • Période à risque pour certaines des malformations observées :
        • anomalies de fermeture du tube neural : entre 4 et 6 semaines d’aménorrhée
        • malformations cardiaques : entre 4 et 9 semaines d’aménorrhée
      • La présence dans la fratrie d’un enfant déjà atteint d’une malformation liée à l’acide valproïque est un facteur de risque supplémentaire majeur de récidive.
        • Aspect néonatal
      • L’acide valproïque passe le placenta : les concentrations néonatales sont équivalentes ou supérieures aux concentrations maternelles.
      • Des thrombopénies et une diminution du fibrinogène ont été décrites dans quelques cas chez des nouveau-nés de mères traitées jusqu’à l’accouchement.
        L’acide valproïque n’est pas inducteur enzymatique et ses effets indésirables sont indépendants de la vitamine K.
      • Des hypoglycémies ont été signalées dans la première semaine de vie chez des nouveau-nés de mères traitées jusqu’à l’accouchement.
      • Aspect neurodéveloppemental
        • Les enfants de mères traitées par acide valproïque pendant la grossesse ont un risque augmenté de troubles neurodéveloppementaux (dans les domaines cognitifs, comportementaux, moteurs) qui peuvent être mis en évidence parfois dès l’âge de 1 an et dont les points marquants sont indiqués ci-dessous :
        • QI diminué, difficultés d’apprentissage, troubles cognitifs :
          • Le QI global des enfants exposés in utero est diminué d’environ 10 points.
          • Le QI verbal est particulièrement affecté avec une dizaine de points en moins sur un suivi jusqu’à l’âge de 10 ans environ, en mono ou polythérapie :
            • 20 à 40% des enfants ont un QI verbal < 80
            • Le recours au soutien scolaire et à la rééducation orthophonique est 2 à 6 fois plus fréquent chez ces enfants
          • Effet dose :
            • La fréquence et l’importance des atteintes est proportionnelle à la posologie d’acide valproïque.
            • Si pour une posologie supérieure à 800 mg/j le risque est important, on ne peut pas l’écarter pour une posologie inférieure.
        • Les troubles autistiques et du spectre de l’autisme sont également 5 à 6 fois plus fréquents que dans les populations témoins.
        • Une faible augmentation du risque de troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) a également été mise en évidence : ce risque est multiplié par 1.5 par rapport à la population témoin non exposée. Il semble qu’il y ait une relation dose-effet.
        • En cas d’exposition à l’acide valproïque en cours de grossesse, quelle que soit la durée de traitement et quelle que soit la période d’exposition, un suivi neurodéveloppemental de l’enfant est à prévoir dès le plus jeune âge (cliquez ici).
      • Aspect maternel
        • L’acide valproïque peut être responsable chez l’adulte de troubles de l’hémostase sans rapport avec les facteurs vitamine K dépendants : thrombopénie, diminution du fibrinogène, allongement du temps de saignement.

    EN PRATIQUE

    L’acide valproïque a les effets tératogènes et neurodéveloppementaux les plus importants parmi les anticonvulsivants et les thymorégulateurs disponibles à ce jour. Toutes les mesures doivent être mises en oeuvre pour éviter une grossesse sous acide valproïque.
    • Acide valproïque dans l’épilepsie (cliquez ici).
    • Acide valproïque/divalproate/ valpromide dans les troubles bipolaires (cliquez ici).
    • Allaitement et acide valproïque/divalproate/ valpromide (cliquez ici).

Liste des présentations disponibles

  • DEPAKINE 400 mg/4 ml, préparation injectable pour voie I.V.

    4 flacon(s) en verre de 400 mg - 4 ampoule(s) en verre de 4 ml

    • REMBOURSABLE :
    • PRIX :
  • DEPAKINE 200 mg, comprimé gastro-résistant

    tube(s) polypropylène de 40 comprimé(s)

    • REMBOURSABLE : 65%
    • PRIX : 3,35
  • DEPAKINE 57,64 mg/ml, sirop

    1 flacon(s) en verre brun de 150 ml avec seringue(s) pour administration orale polyéthylène basse densité (PEBD) polystyrène

    • REMBOURSABLE : 65%
    • PRIX : 7,81
  • DEPAKINE 200 mg/ml, solution buvable

    1 flacon(s) en verre brun de 40 ml avec mesurette graduée polyéthylène

    • REMBOURSABLE : 65%
    • PRIX : 4,72
  • DEPAKINE 500 mg, comprimé gastro-résistant

    tube(s) polypropylène de 40 comprimé(s)

    • REMBOURSABLE : 65%
    • PRIX : 6,27

Posologie

  • Enfants et adolescents de sexe féminin, femmes en âge de procréer et femmes enceintes

Le traitement par valproate doit être instauré et surveillé par un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l'épilepsie.

Le valproate ne doit pas être utilisé chez les enfants de sexe féminin et les femmes en âge de procréer sauf en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements. Dans ce cas, le valproate doit être prescrit et dispensé conformément au programme de prévention de la grossesse du valproate (Cf. rubriques "Contre-indications" et "Mises en garde et précautions d'emploi").

  • Posologie

  • Dans une situation de relais simple (par exemple en prévision d'une intervention chirurgicale)

Entre 4 et 6 heures après la dernière prise orale, administration intra-veineuse de valproate de sodium dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 pour mille, . soit en perfusion continue sur 24 heures, . soit de manière fractionnée en 4 perfusions d'une heure par jour, à la posologie antérieure (posologie habituelle moyenne de 20 à 30 mg/kg/jour).

Dès l'arrêt de la perfusion, la reprise du traitement par la forme orale permettra d'assurer une compensation immédiate des quantités éliminées. Elle sera faite, soit à la posologie antérieure, soit après ajustement posologique.