Venclyxto (vénétoclax)

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Informations générales

  • Principes actifs

    Venetoclax

  • Dosages

    100 mg50 mg10 mg

  • Formes galéniques

    comprimé pelliculé

  • Classe Thérapeutique

    L01XX - AUTRES ANTINEOPLASIQUES

Illustration indications

Indications - Quand utiliser venclyxto ?

Illustration consindications

Quelles sont les contre-indications de venclyxto ?

Illustration side-effect

Quels sont les effets indésirables de venclyxto ?

Rare (< 1%)

  • infection des voies respiratoires
  • infection urinaire
  • neutropenie
  • pneumonie
  • sepsis / choc septique

Fréquent (> 1%)

  • anemie
  • constipation
  • diarrhee
  • hypercreatininemie
  • hyperkaliemie
  • hyperphosphoremie / hyperphosphatemie
  • hyperuricemie
  • hypocalcemie
  • lymphopenie
  • lyse tumorale syndrome
  • nausee vomissement

N/A

  • arthralgie
  • arythmie
  • asthenie
  • coloration urine
  • confusion mentale
  • convulsion
  • distension abdominale
  • douleur abdominale
  • fievre
  • frisson
  • myalgie
  • respiration trouble
  • syndrome relargage cytokines
  • urines modification
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Liste des présentations disponibles

  • Illustration de la forme galénique

    VENCLYXTO 100 mg, comprimé pelliculé

    7 plaquette(s) PVC polyéthylène polychlortrifluoroéthylène unidose(s) de 1 comprimé(s)

    • REMBOURSABLE : 100%
    • PRIX : 346,48
  • Illustration de la forme galénique

    VENCLYXTO 50 mg, comprimé pelliculé

    7 plaquette(s) PVC polyéthylène polychlortrifluoroéthylène unidose(s) de 1 comprimé(s)

    • REMBOURSABLE : 100%
    • PRIX : 174,34
  • Illustration de la forme galénique

    VENCLYXTO 10 mg, comprimé pelliculé

    7 plaquette(s) PVC polyéthylène polychlortrifluoroéthylène unidose(s) de 2 comprimé(s)

    • REMBOURSABLE : 100%
    • PRIX : 70,60
    Illustration posology

    Quelle est la posologie de venclyxto ?

    Le traitement par vénétoclax doit être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans l'utilisation des médicaments anticancéreux.

    • Posologie

    Schéma de titration de dose

    La dose initiale est de 20 mg de vénétoclax une fois par jour pendant 7 jours. La dose doit être augmentée progressivement sur une période de 5 semaines jusqu'à la dose quotidienne recommandée de 400 mg, comme il est indiqué ci-dessous.

    • Semaine : 1 . Dose quotidienne de vénétoclax : 20 mg

    • Semaine : 2 . Dose quotidienne de vénétoclax : 50 mg

    • Semaine : 3 . Dose quotidienne de vénétoclax : 100 mg

    • Semaine : 4 . Dose quotidienne de vénétoclax : 200 mg

    • Semaine : 5 . Dose quotidienne de vénétoclax : 400 mg

    Le schéma de titration de dose sur 5 semaines est conçu pour diminuer progressivement la masse tumorale (réduction tumorale) et ainsi diminuer le risque de syndrome de lyse tumorale.

    • Dose post-titration pour le vénétoclax en monothérapie

    La dose recommandée de vénétoclax est de 400 mg une fois par jour. Le traitement est poursuivi jusqu'à progression de la maladie ou intolérance du patient.

    • Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale

    Vénétoclax peut provoquer une réduction tumorale rapide et entraîner ainsi un risque de SLT pendant la phase de titration initiale de 5 semaines. Des modifications des électrolytes évocatrices d'un SLT nécessitant une prise en charge urgente peuvent survenir dès les 6 à 8 heures suivant la première dose de vénétoclax, et lors de chaque augmentation de dose.

    Le risque de SLT suit un continuum basé sur de nombreux facteurs, dont les comorbidités. Les patients ayant une masse tumorale importante par exemple ganglion d'un diamètre > ou = 5 cm ou nombre élevé de lymphocytes circulants (> ou = 25 x 10 puissance 9/ L) ont un risque accru de SLT en début de traitement par vénétoclax. La diminution de la fonction rénale (clairance de la créatinine ClCr < 80 mL/min) augmente encore ce risque. Le risque peut diminuer au fur et à mesure que la masse tumorale diminue avec le traitement par vénétoclax (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    Avant l'instauration du traitement par vénétoclax, une évaluation de la masse tumorale, incluant un examen radiologique (par exemple TDM), doit être réalisée chez tous les patients. Les paramètres biochimiques sanguins (potassium, acide urique, phosphore, calcium et créatinine) doivent être évalués, et les anomalies préexistantes corrigées. Les mesures prophylactiques présentées ci-dessous doivent être suivies. Des mesures plus intensives doivent être mises en place lorsque le risque global augmente.

    • Hydratation

    Les patients doivent être suffisamment hydratés au cours de la phase de titration de dose afin de réduire le risque de SLT. Il doit être demandé aux patients de boire suffisamment d'eau pendant toute la phase de titration en commençant 2 jours avant la première dose. Il doit être en particulier demandé aux patients de boire 1,5 à 2,0 L d'eau par jour, en commençant deux jours avant la première dose et deux jours avant chaque augmentation de dose. Des solutés intraveineux doivent être administrés s'ils sont indiqués en fonction du risque global de SLT, ou chez les patients qui ne peuvent pas maintenir un niveau d'hydratation suffisant par voie orale.

    • Agents hypo-uricémiants

    Des agents hypo-uricémiants doivent être administrés 2 à 3 jours avant le début du traitement par vénétoclax chez les patients ayant un taux d'acide urique élevé ou présentant un risque de SLT. Leur administration peut être poursuivie pendant la phase de titration de dose.

    • Analyses biologiques
    • Pré-dose : Chez tous les patients, les paramètres biochimiques sanguins doivent être mesurés avant la première dose pour évaluer la fonction rénale et corriger les anomalies préexistantes. Les paramètres biochimiques sanguins doivent être évalués à nouveau avant chaque augmentation de dose pendant la phase de titration de dose.
    • Post-dose : Chez les patients à risque de SLT, les paramètres biochimiques sanguins doivent être contrôlés 6 à 8 heures, et 24 heures après la première dose de vénétoclax. Les anomalies électrolytiques doivent être aussitôt corrigées. La dose suivante de vénétoclax ne doit être administrée que lorsque les résultats des paramètres biochimiques sanguins à 24 heures ont été évalués. Le même calendrier de surveillance doit être suivi à l'instauration de la dose de 50 mg, puis pour les patients toujours considérés comme des patients à risque, lors des augmentations de dose.
    • Hospitalisation

    En fonction de l'évaluation par le médecin, certains patients, en particulier ceux qui présentent un risque plus élevé de SLT, peuvent nécessiter une hospitalisation le jour de la première dose de vénétoclax pour mettre en place une prophylaxie et une surveillance plus intensives pendant les 24 premières heures (Cf. rubrique "Effets indésirables"). Une hospitalisation doit être envisagée à chaque augmentation de dose en fonction du risque réévalué.

    • Modifications posologiques en cas de syndrome de lyse tumorale

    Si un patient présente des modifications des paramètres biochimiques sanguins évocatrices d'un SLT, l'administration de la dose de vénétoclax du lendemain doit être suspendue. En cas de résolution dans les 24 à 48 heures suivant la dernière dose, le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas d'événements de SLT clinique ou de modifications des paramètres biochimiques sanguins persistant plus de 48 heures avant leur résolution, le traitement doit être repris à une dose réduite (Cf. Données 2). Lors de la reprise du traitement après une interruption liée à un SLT, les instructions pour la prophylaxie du SLT doivent être suivies (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus).

    • Modifications posologiques en cas d'autres toxicités

    Le traitement par ce médicament doit être suspendu en cas de toxicités non hématologiques de grade 3 ou 4, de neutropénie de grade 3 ou 4 avec infection ou fièvre, ou de toxicités hématologiques de grade 4, à l'exception d'une lymphopénie. Après résolution de la toxicité (retour à un grade 1 ou à la valeur initiale), le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas de réapparition de la toxicité et pour toutes les nouvelles toxicités survenues, les recommandations de réduction de dose présentées dans les Données 2 doivent être suivies lors de la reprise du traitement par vénétoclax après la résolution. Une réduction de dose plus importante peut être effectuée selon l'appréciation du médecin. Chez les patients nécessitant une réduction de dose pouvant aboutir à une dose inférieure à 100 mg pendant plus de deux semaines, l'arrêt du traitement par vénétoclax doit être envisagé.

    Données 2 : Modification de la dose en cas de SLT ou d'autres toxicités

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 400 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 300

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 300 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 200

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 200 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 100

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 100 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 50

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 50 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 20

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 20 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 10

    (a) La dose modifiée doit être poursuivie pendant une semaine avant d'être augmentée.

    Chez les patients dont le traitement a été interrompu pendant plus d'une semaine au cours des 5 premières semaines de titration de dose, ou pendant plus de deux semaines après la fin de la phase de titration de dose, le risque de SLT doit être réévalué afin de déterminer s'il est nécessaire de reprendre le traitement à une dose réduite (par exemple, certains ou tous les paliers de la phase de titration ; Cf. Données 2).

    • Modifications de la dose en cas d'administration avec des inhibiteurs du CYP3A

    L'administration concomitante de vénétoclax avec des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A augmente l'exposition au vénétoclax et peut accroitre le risque de SLT en début de traitement et pendant la phase de titration de dose ainsi que le risque d'autres toxicités (Cf. rubrique "Interactions").

    Les données ci-dessous décrivent les contre-indications ou modifications de dose de vénétoclax en cas d'utilisation concomitante avec un inhibiteur puissant ou modéré du CYP3A. Les patients doivent être surveillés plus étroitement pour détecter des signes de toxicité et un nouvel ajustement posologique peut s'avérer nécessaire. La dose de vénétoclax qui était administrée avant l'instauration du traitement par l'inhibiteur du CYP3A doit être reprise 2 à 3 jours après l'arrêt de l'inhibiteur (Cf. rubriques "Contre-indications", "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Interactions").

    Gestion des interactions potentielles entre vénétoclax et les inhibiteurs du CYP3A

    • Inhibiteurs : Inhibiteur puissant du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Contre-indiqué . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 75 %

    • Inhibiteurs : Inhibiteur modéré du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 % . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 %

    (a) Éviter l'utilisation concomitante de vénétoclax et d'inhibiteurs modérés du CYP3A en début de traitement et pendant la phase de titration de dose. Envisager d'autres médicaments ou réduire la dose de vénétoclax comme décrit ci-dessus.

    • Dose oubliée

    En cas d'oubli d'une dose de vénétoclax, dans les 8 heures suivant l'heure habituelle de la prise, le patient doit prendre la dose oubliée le plus tôt possible le même jour. Si le délai écoulé est de plus de 8 heures, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée et doit reprendre le schéma d'administration habituel le lendemain.

    En cas de vomissements après l'administration, le patient ne doit pas prendre de dose supplémentaire le même jour. La prochaine dose prescrite doit être prise à l'heure habituelle le lendemain.

    • Populations particulières
    • Sujets âgés Aucun ajustement posologique spécifique n'est nécessaire chez les patients âgés (> ou = 65 ans) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques").

    • Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère ou modérée (ClCr > ou = 30 mL/min et < 90 mL/min) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacocinétiques"). Chez les patients présentant une diminution de la fonction rénale (ClCr < 80 mL/min), une prophylaxie et une surveillance plus intensives peuvent être nécessaires pour réduire le risque de SLT lors de l'instauration du traitement et au cours de la phase de titration de dose (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus). La sécurité chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min) ou dialysés n'a pas été établie ; la dose recommandée chez ces patients n'a pas été déterminée. Ce médicament ne doit être administré chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère que si les bénéfices du traitement l'emportent sur le risque encouru. Ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité en raison du risque accru de SLT (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    • Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère ou modérée. Les patients présentant une insuffisance hépatique modérée doivent être surveillés plus étroitement afin de détecter tout signe de toxicité lors de l'instauration du traitement et au cours de la phase de titration de dose (Cf. rubrique "Effets indésirables").

    • Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité de ce médicament chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

    Le traitement par vénétoclax doit être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans l'utilisation des médicaments anticancéreux.

    • Posologie

    Schéma de titration de dose

    La dose initiale est de 20 mg de vénétoclax une fois par jour pendant 7 jours. La dose doit être augmentée progressivement sur une période de 5 semaines jusqu'à la dose quotidienne recommandée de 400 mg, comme il est indiqué ci-dessous.

    • Semaine : 1 . Dose quotidienne de vénétoclax : 20 mg

    • Semaine : 2 . Dose quotidienne de vénétoclax : 50 mg

    • Semaine : 3 . Dose quotidienne de vénétoclax : 100 mg

    • Semaine : 4 . Dose quotidienne de vénétoclax : 200 mg

    • Semaine : 5 . Dose quotidienne de vénétoclax : 400 mg

    Le schéma de titration de dose sur 5 semaines est conçu pour diminuer progressivement la masse tumorale (réduction tumorale) et ainsi diminuer le risque de syndrome de lyse tumorale.

    • Dose post-titration pour le vénétoclax en association avec le rituximab

    La dose recommandée de vénétoclax en association avec le rituximab est de 400 mg une fois par jour (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques" pour les détails du schéma d'administration de l'association).

    Administrer le rituximab après que le patient ait terminé le schéma de titration de dose et qu'il ait reçu la dose quotidienne recommandée de 400 mg de vénétoclax pendant 7 jours.

    Le vénétoclax est pris pendant 24 mois à partir du Cycle 1 Jour 1 du rituximab (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques").

    • Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale

    Vénétoclax peut provoquer une réduction tumorale rapide et entraîner ainsi un risque de SLT pendant la phase de titration initiale de 5 semaines. Des modifications des électrolytes évocatrices d'un SLT nécessitant une prise en charge urgente peuvent survenir dès les 6 à 8 heures suivant la première dose de vénétoclax, et lors de chaque augmentation de dose.

    Le risque de SLT suit un continuum basé sur de nombreux facteurs, dont les comorbidités. Les patients ayant une masse tumorale importante par exemple ganglion d'un diamètre > ou = 5 cm ou nombre élevé de lymphocytes circulants (> ou = 25 x 10 puissance 9/ L) ont un risque accru de SLT en début de traitement par vénétoclax. La diminution de la fonction rénale (clairance de la créatinine ClCr < 80 mL/min) augmente encore ce risque. Le risque peut diminuer au fur et à mesure que la masse tumorale diminue avec le traitement par vénétoclax (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    Avant l'instauration du traitement par vénétoclax, une évaluation de la masse tumorale, incluant un examen radiologique (par exemple TDM), doit être réalisée chez tous les patients. Les paramètres biochimiques sanguins (potassium, acide urique, phosphore, calcium et créatinine) doivent être évalués, et les anomalies préexistantes corrigées. Les mesures prophylactiques présentées ci-dessous doivent être suivies. Des mesures plus intensives doivent être mises en place lorsque le risque global augmente.

    • Hydratation

    Les patients doivent être suffisamment hydratés au cours de la phase de titration de dose afin de réduire le risque de SLT. Il doit être demandé aux patients de boire suffisamment d'eau pendant toute la phase de titration en commençant 2 jours avant la première dose. Il doit être en particulier demandé aux patients de boire 1,5 à 2,0 L d'eau par jour, en commençant deux jours avant la première dose et deux jours avant chaque augmentation de dose. Des solutés intraveineux doivent être administrés s'ils sont indiqués en fonction du risque global de SLT, ou chez les patients qui ne peuvent pas maintenir un niveau d'hydratation suffisant par voie orale.

    • Agents hypo-uricémiants

    Des agents hypo-uricémiants doivent être administrés 2 à 3 jours avant le début du traitement par vénétoclax chez les patients ayant un taux d'acide urique élevé ou présentant un risque de SLT. Leur administration peut être poursuivie pendant la phase de titration de dose.

    • Analyses biologiques
    • Pré-dose : Chez tous les patients, les paramètres biochimiques sanguins doivent être mesurés avant la première dose pour évaluer la fonction rénale et corriger les anomalies préexistantes. Les paramètres biochimiques sanguins doivent être évalués à nouveau avant chaque augmentation de dose pendant la phase de titration de dose.
    • Post-dose : Chez les patients à risque de SLT, les paramètres biochimiques sanguins doivent être contrôlés 6 à 8 heures, et 24 heures après la première dose de vénétoclax. Les anomalies électrolytiques doivent être aussitôt corrigées. La dose suivante de vénétoclax ne doit être administrée que lorsque les résultats des paramètres biochimiques sanguins à 24 heures ont été évalués. Le même calendrier de surveillance doit être suivi à l'instauration de la dose de 50 mg, puis pour les patients toujours considérés comme des patients à risque, lors des augmentations de dose.
    • Hospitalisation

    En fonction de l'évaluation par le médecin, certains patients, en particulier ceux qui présentent un risque plus élevé de SLT, peuvent nécessiter une hospitalisation le jour de la première dose de vénétoclax pour mettre en place une prophylaxie et une surveillance plus intensives pendant les 24 premières heures (Cf. rubrique "Effets indésirables"). Une hospitalisation doit être envisagée à chaque augmentation de dose en fonction du risque réévalué.

    • Modifications posologiques en cas de syndrome de lyse tumorale

    Si un patient présente des modifications des paramètres biochimiques sanguins évocatrices d'un SLT, l'administration de la dose de vénétoclax du lendemain doit être suspendue. En cas de résolution dans les 24 à 48 heures suivant la dernière dose, le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas d'événements de SLT clinique ou de modifications des paramètres biochimiques sanguins persistant plus de 48 heures avant leur résolution, le traitement doit être repris à une dose réduite (Cf. Données 2). Lors de la reprise du traitement après une interruption liée à un SLT, les instructions pour la prophylaxie du SLT doivent être suivies (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus).

    • Modifications posologiques en cas d'autres toxicités

    Le traitement par Venclyxto doit être suspendu en cas de toxicités non hématologiques de grade 3 ou 4, de neutropénie de grade 3 ou 4 avec infection ou fièvre, ou de toxicités hématologiques de grade 4, à l'exception d'une lymphopénie. Après résolution de la toxicité (retour à un grade 1 ou à la valeur initiale), le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas de réapparition de la toxicité et pour toutes les nouvelles toxicités survenues, les recommandations de réduction de dose présentées dans les Données 2 doivent être suivies lors de la reprise du traitement par vénétoclax après la résolution. Une réduction de dose plus importante peut être effectuée selon l'appréciation du médecin. Chez les patients nécessitant une réduction de dose pouvant aboutir à une dose inférieure à 100 mg pendant plus de deux semaines, l'arrêt du traitement par vénétoclax doit être envisagé.

    Données 2 : Modification de la dose en cas de SLT ou d'autres toxicités

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 400 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 300

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 300 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 200

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 200 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 100

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 100 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 50

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 50 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 20

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 20 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 10

    (a) La dose modifiée doit être poursuivie pendant une semaine avant d'être augmentée.

    Chez les patients dont le traitement a été interrompu pendant plus d'une semaine au cours des 5 premières semaines de titration de dose, ou pendant plus de deux semaines après la fin de la phase de titration de dose, le risque de SLT doit être réévalué afin de déterminer s'il est nécessaire de reprendre le traitement à une dose réduite (par exemple, certains ou tous les paliers de la phase de titration ; Cf. Données 2).

    • Modifications de la dose en cas d'administration avec des inhibiteurs du CYP3A

    L'administration concomitante de vénétoclax avec des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A augmente l'exposition au vénétoclax et peut accroitre le risque de SLT en début de traitement et pendant la phase de titration de dose ainsi que le risque d'autres toxicités (Cf. rubrique "Interactions").

    Les données ci-dessous décrivent les contre-indications ou modifications de dose de vénétoclax en cas d'utilisation concomitante avec un inhibiteur puissant ou modéré du CYP3A. Les patients doivent être surveillés plus étroitement pour détecter des signes de toxicité et un nouvel ajustement posologique peut s'avérer nécessaire. La dose de vénétoclax qui était administrée avant l'instauration du traitement par l'inhibiteur du CYP3A doit être reprise 2 à 3 jours après l'arrêt de l'inhibiteur (Cf. rubriques "Contre-indications", "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Interactions").

    Gestion des interactions potentielles entre vénétoclax et les inhibiteurs du CYP3A

    • Inhibiteurs : Inhibiteur puissant du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Contre-indiqué . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 75 %

    • Inhibiteurs : Inhibiteur modéré du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 % . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 %

    (a) Éviter l'utilisation concomitante de vénétoclax et d'inhibiteurs modérés du CYP3A en début de traitement et pendant la phase de titration de dose. Envisager d'autres médicaments ou réduire la dose de vénétoclax comme décrit ci-dessus.

    • Dose oubliée

    En cas d'oubli d'une dose de vénétoclax, dans les 8 heures suivant l'heure habituelle de la prise, le patient doit prendre la dose oubliée le plus tôt possible le même jour. Si le délai écoulé est de plus de 8 heures, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée et doit reprendre le schéma d'administration habituel le lendemain.

    En cas de vomissements après l'administration, le patient ne doit pas prendre de dose supplémentaire le même jour. La prochaine dose prescrite doit être prise à l'heure habituelle le lendemain.

    • Populations particulières
    • Sujets âgés Aucun ajustement posologique spécifique n'est nécessaire chez les patients âgés (> ou = 65 ans) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques").

    • Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère ou modérée (ClCr > ou = 30 mL/min et < 90 mL/min) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacocinétiques"). Chez les patients présentant une diminution de la fonction rénale (ClCr < 80 mL/min), une prophylaxie et une surveillance plus intensives peuvent être nécessaires pour réduire le risque de SLT lors de l'instauration du traitement et au cours de la phase de titration de dose (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus). La sécurité chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min) ou dialysés n'a pas été établie ; la dose recommandée chez ces patients n'a pas été déterminée. Ce médicament ne doit être administré chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère que si les bénéfices du traitement l'emportent sur le risque encouru. Ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité en raison du risque accru de SLT (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    • Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère ou modérée. Les patients présentant une insuffisance hépatique modérée doivent être surveillés plus étroitement afin de détecter tout signe de toxicité lors de l'instauration du traitement et au cours de la phase de titration de dose (Cf. rubrique "Effets indésirables").

    • Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité de ce médicament chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

    Le traitement par vénétoclax doit être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans l'utilisation des médicaments anticancéreux.

    • Posologie

    Schéma de titration de dose

    La dose initiale est de 20 mg de vénétoclax une fois par jour pendant 7 jours. La dose doit être augmentée progressivement sur une période de 5 semaines jusqu'à la dose quotidienne recommandée de 400 mg, comme il est indiqué ci-dessous.

    • Semaine : 1 . Dose quotidienne de vénétoclax : 20 mg

    • Semaine : 2 . Dose quotidienne de vénétoclax : 50 mg

    • Semaine : 3 . Dose quotidienne de vénétoclax : 100 mg

    • Semaine : 4 . Dose quotidienne de vénétoclax : 200 mg

    • Semaine : 5 . Dose quotidienne de vénétoclax : 400 mg

    Le schéma de titration de dose sur 5 semaines est conçu pour diminuer progressivement la masse tumorale (réduction tumorale) et ainsi diminuer le risque de syndrome de lyse tumorale.

    • Dose post-titration pour le vénétoclax en monothérapie

    La dose recommandée de vénétoclax est de 400 mg une fois par jour. Le traitement est poursuivi jusqu'à progression de la maladie ou intolérance du patient.

    • Dose post-titration pour le vénétoclax en association avec le rituximab

    La dose recommandée de vénétoclax en association avec le rituximab est de 400 mg une fois par jour (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques" pour les détails du schéma d'administration de l'association).

    Administrer le rituximab après que le patient ait terminé le schéma de titration de dose et qu'il ait reçu la dose quotidienne recommandée de 400 mg de vénétoclax pendant 7 jours.

    Le vénétoclax est pris pendant 24 mois à partir du Cycle 1 Jour 1 du rituximab (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques").

    • Vénétoclax en association avec l'obinutuzumab

    Le vénétoclax doit être administré pendant 12 cycles au total, chacun comptant 28 jours : 6 cycles en association avec l'obinutuzumab, puis 6 cycles de vénétoclax en monothérapie.

    Administrer l'obinutuzumab avec une dose de 100 mg le jour 1 du cycle 1, suivie d'une dose de 900 mg qui peut être administrée le jour 1 ou le jour 2. Administrer 1 000 mg les jours 8 et 15 du cycle 1 et le jour 1 de chaque cycle suivant de 28 jours, pour un total de 6 cycles.

    Commencer le schéma de titration de dose de vénétoclax sur 5 semaines le jour 22 du cycle 1 et le poursuivre jusqu'au jour 28 du cycle 2.

    Une fois que le schéma de titration de dose est achevé, la dose recommandée de vénétoclax est de 400 mg une fois par jour du jour 1 du cycle 3 d'obinutuzumab jusqu'au dernier jour du cycle 12.

    • Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale

    Vénétoclax peut provoquer une réduction tumorale rapide et entraîner ainsi un risque de SLT pendant la phase de titration initiale de 5 semaines. Des modifications des électrolytes évocatrices d'un SLT nécessitant une prise en charge urgente peuvent survenir dès les 6 à 8 heures suivant la première dose de vénétoclax, et lors de chaque augmentation de dose.

    Le risque de SLT suit un continuum basé sur de nombreux facteurs, dont les comorbidités. Les patients ayant une masse tumorale importante par exemple ganglion d'un diamètre > ou = 5 cm ou nombre élevé de lymphocytes circulants (> ou = 25 x 10 puissance 9/ L) ont un risque accru de SLT en début de traitement par vénétoclax. La diminution de la fonction rénale (clairance de la créatinine ClCr < 80 mL/min) augmente encore ce risque. Le risque peut diminuer au fur et à mesure que la masse tumorale diminue avec le traitement par vénétoclax (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    Avant l'instauration du traitement par vénétoclax, une évaluation de la masse tumorale, incluant un examen radiologique (par exemple TDM), doit être réalisée chez tous les patients. Les paramètres biochimiques sanguins (potassium, acide urique, phosphore, calcium et créatinine) doivent être évalués, et les anomalies préexistantes corrigées. Les mesures prophylactiques présentées ci-dessous doivent être suivies. Des mesures plus intensives doivent être mises en place lorsque le risque global augmente.

    • Hydratation

    Les patients doivent être suffisamment hydratés au cours de la phase de titration de dose afin de réduire le risque de SLT. Il doit être demandé aux patients de boire suffisamment d'eau pendant toute la phase de titration en commençant 2 jours avant la première dose. Il doit être en particulier demandé aux patients de boire 1,5 à 2,0 L d'eau par jour, en commençant deux jours avant la première dose et deux jours avant chaque augmentation de dose. Des solutés intraveineux doivent être administrés s'ils sont indiqués en fonction du risque global de SLT, ou chez les patients qui ne peuvent pas maintenir un niveau d'hydratation suffisant par voie orale.

    • Agents hypo-uricémiants

    Des agents hypo-uricémiants doivent être administrés 2 à 3 jours avant le début du traitement par vénétoclax chez les patients ayant un taux d'acide urique élevé ou présentant un risque de SLT. Leur administration peut être poursuivie pendant la phase de titration de dose.

    • Analyses biologiques
    • Pré-dose : Chez tous les patients, les paramètres biochimiques sanguins doivent être mesurés avant la première dose pour évaluer la fonction rénale et corriger les anomalies préexistantes. Les paramètres biochimiques sanguins doivent être évalués à nouveau avant chaque augmentation de dose pendant la phase de titration de dose.
    • Post-dose : Chez les patients à risque de SLT, les paramètres biochimiques sanguins doivent être contrôlés 6 à 8 heures, et 24 heures après la première dose de vénétoclax. Les anomalies électrolytiques doivent être aussitôt corrigées. La dose suivante de vénétoclax ne doit être administrée que lorsque les résultats des paramètres biochimiques sanguins à 24 heures ont été évalués. Le même calendrier de surveillance doit être suivi à l'instauration de la dose de 50 mg, puis pour les patients toujours considérés comme des patients à risque, lors des augmentations de dose.
    • Hospitalisation

    En fonction de l'évaluation par le médecin, certains patients, en particulier ceux qui présentent un risque plus élevé de SLT, peuvent nécessiter une hospitalisation le jour de la première dose de vénétoclax pour mettre en place une prophylaxie et une surveillance plus intensives pendant les 24 premières heures (Cf. rubrique "Effets indésirables"). Une hospitalisation doit être envisagée à chaque augmentation de dose en fonction du risque réévalué.

    • Modifications posologiques en cas de syndrome de lyse tumorale

    Si un patient présente des modifications des paramètres biochimiques sanguins évocatrices d'un SLT, l'administration de la dose de vénétoclax du lendemain doit être suspendue. En cas de résolution dans les 24 à 48 heures suivant la dernière dose, le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas d'événements de SLT clinique ou de modifications des paramètres biochimiques sanguins persistant plus de 48 heures avant leur résolution, le traitement doit être repris à une dose réduite (Cf. Données 2). Lors de la reprise du traitement après une interruption liée à un SLT, les instructions pour la prophylaxie du SLT doivent être suivies (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus).

    • Modifications posologiques en cas d'autres toxicités

    Le traitement par Venclyxto doit être suspendu en cas de toxicités non hématologiques de grade 3 ou 4, de neutropénie de grade 3 ou 4 avec infection ou fièvre, ou de toxicités hématologiques de grade 4, à l'exception d'une lymphopénie. Après résolution de la toxicité (retour à un grade 1 ou à la valeur initiale), le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas de réapparition de la toxicité et pour toutes les nouvelles toxicités survenues, les recommandations de réduction de dose présentées dans les Données 2 doivent être suivies lors de la reprise du traitement par vénétoclax après la résolution. Une réduction de dose plus importante peut être effectuée selon l'appréciation du médecin. Chez les patients nécessitant une réduction de dose pouvant aboutir à une dose inférieure à 100 mg pendant plus de deux semaines, l'arrêt du traitement par vénétoclax doit être envisagé.

    Données 2 : Modification de la dose en cas de SLT ou d'autres toxicités

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 400 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 300

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 300 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 200

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 200 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 100

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 100 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 50

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 50 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 20

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 20 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 10

    (a) La dose modifiée doit être poursuivie pendant une semaine avant d'être augmentée.

    Chez les patients dont le traitement a été interrompu pendant plus d'une semaine au cours des 5 premières semaines de titration de dose, ou pendant plus de deux semaines après la fin de la phase de titration de dose, le risque de SLT doit être réévalué afin de déterminer s'il est nécessaire de reprendre le traitement à une dose réduite (par exemple, certains ou tous les paliers de la phase de titration ; Cf. Données 2).

    • Modifications de la dose en cas d'administration avec des inhibiteurs du CYP3A

    L'administration concomitante de vénétoclax avec des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A augmente l'exposition au vénétoclax et peut accroitre le risque de SLT en début de traitement et pendant la phase de titration de dose ainsi que le risque d'autres toxicités (Cf. rubrique "Interactions").

    Les données ci-dessous décrivent les contre-indications ou modifications de dose de vénétoclax en cas d'utilisation concomitante avec un inhibiteur puissant ou modéré du CYP3A. Les patients doivent être surveillés plus étroitement pour détecter des signes de toxicité et un nouvel ajustement posologique peut s'avérer nécessaire. La dose de vénétoclax qui était administrée avant l'instauration du traitement par l'inhibiteur du CYP3A doit être reprise 2 à 3 jours après l'arrêt de l'inhibiteur (Cf. rubriques "Contre-indications", "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Interactions").

    Gestion des interactions potentielles entre vénétoclax et les inhibiteurs du CYP3A

    • Inhibiteurs : Inhibiteur puissant du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Contre-indiqué . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 75 %

    • Inhibiteurs : Inhibiteur modéré du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 % . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 %

    (a) Éviter l'utilisation concomitante de vénétoclax et d'inhibiteurs modérés du CYP3A en début de traitement et pendant la phase de titration de dose. Envisager d'autres médicaments ou réduire la dose de vénétoclax comme décrit ci-dessus.

    • Dose oubliée

    En cas d'oubli d'une dose de vénétoclax, dans les 8 heures suivant l'heure habituelle de la prise, le patient doit prendre la dose oubliée le plus tôt possible le même jour. Si le délai écoulé est de plus de 8 heures, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée et doit reprendre le schéma d'administration habituel le lendemain.

    En cas de vomissements après l'administration, le patient ne doit pas prendre de dose supplémentaire le même jour. La prochaine dose prescrite doit être prise à l'heure habituelle le lendemain.

    • Populations particulières
    • Sujets âgés Aucun ajustement posologique spécifique n'est nécessaire chez les patients âgés (> ou = 65 ans) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques").

    • Insuffisance hépatique Une réduction de dose d'au moins 50% pendant le traitement est recommandée pour les patients avec une insuffisance hépatique sévère (Cf. rubrique "Propriétés pharmacocinétiques"). Ces patients doivent être étroitements surveillés afin de détecter tout signe de toxicité (Cf. rubrique "Effets indésirables").

    • Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité de ce médicament chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

    Le traitement par vénétoclax doit être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans l'utilisation des médicaments anticancéreux.

    • Posologie

    Schéma de titration de dose

    La dose initiale est de 20 mg de vénétoclax une fois par jour pendant 7 jours. La dose doit être augmentée progressivement sur une période de 5 semaines jusqu'à la dose quotidienne recommandée de 400 mg, comme il est indiqué ci-dessous.

    • Semaine : 1 . Dose quotidienne de vénétoclax : 20 mg

    • Semaine : 2 . Dose quotidienne de vénétoclax : 50 mg

    • Semaine : 3 . Dose quotidienne de vénétoclax : 100 mg

    • Semaine : 4 . Dose quotidienne de vénétoclax : 200 mg

    • Semaine : 5 . Dose quotidienne de vénétoclax : 400 mg

    Le schéma de titration de dose sur 5 semaines est conçu pour diminuer progressivement la masse tumorale (réduction tumorale) et ainsi diminuer le risque de syndrome de lyse tumorale.

    • Vénétoclax en association avec l'obinutuzumab

    Le vénétoclax doit être administré pendant 12 cycles au total, chacun comptant 28 jours : 6 cycles en association avec l'obinutuzumab, puis 6 cycles de vénétoclax en monothérapie.

    Administrer l'obinutuzumab avec une dose de 100 mg le jour 1 du cycle 1, suivie d'une dose de 900 mg qui peut être administrée le jour 1 ou le jour 2. Administrer 1 000 mg les jours 8 et 15 du cycle 1 et le jour 1 de chaque cycle suivant de 28 jours, pour un total de 6 cycles.

    Commencer le schéma de titration de dose de vénétoclax sur 5 semaines le jour 22 du cycle 1 et le poursuivre jusqu'au jour 28 du cycle 2.

    Une fois que le schéma de titration de dose est achevé, la dose recommandée de vénétoclax est de 400 mg une fois par jour du jour 1 du cycle 3 d'obinutuzumab jusqu'au dernier jour du cycle 12.

    • Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale

    Vénétoclax peut provoquer une réduction tumorale rapide et entraîner ainsi un risque de SLT pendant la phase de titration initiale de 5 semaines. Des modifications des électrolytes évocatrices d'un SLT nécessitant une prise en charge urgente peuvent survenir dès les 6 à 8 heures suivant la première dose de vénétoclax, et lors de chaque augmentation de dose.

    Le risque de SLT suit un continuum basé sur de nombreux facteurs, dont les comorbidités. Les patients ayant une masse tumorale importante par exemple ganglion d'un diamètre > ou = 5 cm ou nombre élevé de lymphocytes circulants (> ou = 25 x 10 puissance 9/ L) ont un risque accru de SLT en début de traitement par vénétoclax. La diminution de la fonction rénale (clairance de la créatinine ClCr < 80 mL/min) augmente encore ce risque. Le risque peut diminuer au fur et à mesure que la masse tumorale diminue avec le traitement par vénétoclax (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    Avant l'instauration du traitement par vénétoclax, une évaluation de la masse tumorale, incluant un examen radiologique (par exemple TDM), doit être réalisée chez tous les patients. Les paramètres biochimiques sanguins (potassium, acide urique, phosphore, calcium et créatinine) doivent être évalués, et les anomalies préexistantes corrigées. Les mesures prophylactiques présentées ci-dessous doivent être suivies. Des mesures plus intensives doivent être mises en place lorsque le risque global augmente.

    • Hydratation

    Les patients doivent être suffisamment hydratés au cours de la phase de titration de dose afin de réduire le risque de SLT. Il doit être demandé aux patients de boire suffisamment d'eau pendant toute la phase de titration en commençant 2 jours avant la première dose. Il doit être en particulier demandé aux patients de boire 1,5 à 2,0 L d'eau par jour, en commençant deux jours avant la première dose et deux jours avant chaque augmentation de dose. Des solutés intraveineux doivent être administrés s'ils sont indiqués en fonction du risque global de SLT, ou chez les patients qui ne peuvent pas maintenir un niveau d'hydratation suffisant par voie orale.

    • Agents hypo-uricémiants

    Des agents hypo-uricémiants doivent être administrés 2 à 3 jours avant le début du traitement par vénétoclax chez les patients ayant un taux d'acide urique élevé ou présentant un risque de SLT. Leur administration peut être poursuivie pendant la phase de titration de dose.

    • Analyses biologiques
    • Pré-dose : Chez tous les patients, les paramètres biochimiques sanguins doivent être mesurés avant la première dose pour évaluer la fonction rénale et corriger les anomalies préexistantes. Les paramètres biochimiques sanguins doivent être évalués à nouveau avant chaque augmentation de dose pendant la phase de titration de dose.
    • Post-dose : Chez les patients à risque de SLT, les paramètres biochimiques sanguins doivent être contrôlés 6 à 8 heures, et 24 heures après la première dose de vénétoclax. Les anomalies électrolytiques doivent être aussitôt corrigées. La dose suivante de vénétoclax ne doit être administrée que lorsque les résultats des paramètres biochimiques sanguins à 24 heures ont été évalués. Le même calendrier de surveillance doit être suivi à l'instauration de la dose de 50 mg, puis pour les patients toujours considérés comme des patients à risque, lors des augmentations de dose.
    • Hospitalisation

    En fonction de l'évaluation par le médecin, certains patients, en particulier ceux qui présentent un risque plus élevé de SLT, peuvent nécessiter une hospitalisation le jour de la première dose de vénétoclax pour mettre en place une prophylaxie et une surveillance plus intensives pendant les 24 premières heures (Cf. rubrique "Effets indésirables"). Une hospitalisation doit être envisagée à chaque augmentation de dose en fonction du risque réévalué.

    • Modifications posologiques en cas de syndrome de lyse tumorale

    Si un patient présente des modifications des paramètres biochimiques sanguins évocatrices d'un SLT, l'administration de la dose de vénétoclax du lendemain doit être suspendue. En cas de résolution dans les 24 à 48 heures suivant la dernière dose, le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas d'événements de SLT clinique ou de modifications des paramètres biochimiques sanguins persistant plus de 48 heures avant leur résolution, le traitement doit être repris à une dose réduite (Cf. Données 2). Lors de la reprise du traitement après une interruption liée à un SLT, les instructions pour la prophylaxie du SLT doivent être suivies (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus).

    • Modifications posologiques en cas d'autres toxicités

    Le traitement par ce médicament doit être suspendu en cas de toxicités non hématologiques de grade 3 ou 4, de neutropénie de grade 3 ou 4 avec infection ou fièvre, ou de toxicités hématologiques de grade 4, à l'exception d'une lymphopénie. Après résolution de la toxicité (retour à un grade 1 ou à la valeur initiale), le traitement par vénétoclax peut être repris à la même dose. En cas de réapparition de la toxicité et pour toutes les nouvelles toxicités survenues, les recommandations de réduction de dose présentées dans les Données 2 doivent être suivies lors de la reprise du traitement par vénétoclax après la résolution. Une réduction de dose plus importante peut être effectuée selon l'appréciation du médecin. Chez les patients nécessitant une réduction de dose pouvant aboutir à une dose inférieure à 100 mg pendant plus de deux semaines, l'arrêt du traitement par vénétoclax doit être envisagé.

    Données 2 : Modification de la dose en cas de SLT ou d'autres toxicités

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 400 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 300

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 300 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 200

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 200 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 100

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 100 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 50

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 50 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 20

    • Dose au moment de l'interruption, mg : 20 . Dose à la reprise du traitement, mg (a) : 10

    (a) La dose modifiée doit être poursuivie pendant une semaine avant d'être augmentée.

    Chez les patients dont le traitement a été interrompu pendant plus d'une semaine au cours des 5 premières semaines de titration de dose, ou pendant plus de deux semaines après la fin de la phase de titration de dose, le risque de SLT doit être réévalué afin de déterminer s'il est nécessaire de reprendre le traitement à une dose réduite (par exemple, certains ou tous les paliers de la phase de titration ; Cf. Données 2).

    • Modifications de la dose en cas d'administration avec des inhibiteurs du CYP3A

    L'administration concomitante de vénétoclax avec des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A augmente l'exposition au vénétoclax et peut accroitre le risque de SLT en début de traitement et pendant la phase de titration de dose ainsi que le risque d'autres toxicités (Cf. rubrique "Interactions").

    Les données ci-dessous décrivent les contre-indications ou modifications de dose de vénétoclax en cas d'utilisation concomitante avec un inhibiteur puissant ou modéré du CYP3A. Les patients doivent être surveillés plus étroitement pour détecter des signes de toxicité et un nouvel ajustement posologique peut s'avérer nécessaire. La dose de vénétoclax qui était administrée avant l'instauration du traitement par l'inhibiteur du CYP3A doit être reprise 2 à 3 jours après l'arrêt de l'inhibiteur (Cf. rubriques "Contre-indications", "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Interactions").

    Gestion des interactions potentielles entre vénétoclax et les inhibiteurs du CYP3A

    • Inhibiteurs : Inhibiteur puissant du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Contre-indiqué . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 75 %

    • Inhibiteurs : Inhibiteur modéré du CYP3A . En début de traitement et pendant la phase de titration (a) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 % . Dose quotidienne stable (Après la phase de titration) : Réduire la dose de vénétoclax d'au moins 50 %

    (a) Éviter l'utilisation concomitante de vénétoclax et d'inhibiteurs modérés du CYP3A en début de traitement et pendant la phase de titration de dose. Envisager d'autres médicaments ou réduire la dose de vénétoclax comme décrit ci-dessus.

    • Dose oubliée

    En cas d'oubli d'une dose de vénétoclax, dans les 8 heures suivant l'heure habituelle de la prise, le patient doit prendre la dose oubliée le plus tôt possible le même jour. Si le délai écoulé est de plus de 8 heures, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée et doit reprendre le schéma d'administration habituel le lendemain.

    En cas de vomissements après l'administration, le patient ne doit pas prendre de dose supplémentaire le même jour. La prochaine dose prescrite doit être prise à l'heure habituelle le lendemain.

    • Populations particulières
    • Sujets âgés Aucun ajustement posologique spécifique n'est nécessaire chez les patients âgés (> ou = 65 ans) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacodynamiques").

    • Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère ou modérée (ClCr > ou = 30 mL/min et < 90 mL/min) (Cf. rubrique "Propriétés pharmacocinétiques"). Chez les patients présentant une diminution de la fonction rénale (ClCr < 80 mL/min), une prophylaxie et une surveillance plus intensives peuvent être nécessaires pour réduire le risque de SLT lors de l'instauration du traitement et au cours de la phase de titration de dose (Cf. "Prophylaxie du syndrome de lyse tumorale" ci-dessus). La sécurité chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min) ou dialysés n'a pas été établie ; la dose recommandée chez ces patients n'a pas été déterminée. Ce médicament ne doit être administré chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère que si les bénéfices du traitement l'emportent sur le risque encouru. Ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité en raison du risque accru de SLT (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

    • Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère ou modérée. Les patients présentant une insuffisance hépatique modérée doivent être surveillés plus étroitement afin de détecter tout signe de toxicité lors de l'instauration du traitement et au cours de la phase de titration de dose (Cf. rubrique "Effets indésirables").

    • Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité de ce médicament chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.