Cas clinique : Colchicine versus AINS

Mardi 22 juin 2021

Sécuriser la prescription

Vous recevez en consultation Monsieur T. - âgé de 75 ans - pour un nouvel épisode aigu de goutte. Il vous avoue avoir arrêté son traitement par allopurinol 200mg persuadé de son inefficacité.

Dans les antécédents du patient, on retrouve :

Son traitement habituel comprend :

Votre examen clinique confirme la récidive d’accès de goutte localisé au niveau du premier orteil droit.

Votre patient ne souhaite pas reprendre un traitement par colchicine. Il avait mal toléré cette thérapeutique sur le plan digestif.

Ce cas mérite réflexion :

  • Vous savez qu’en cas d’intolérance digestive, la colchicine peut être remplacée par un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Mais est-ce bien adapté à son profil ?
  • Quelles seraient sinon les conditions de prescription de la colchicine chez ce patient ? 

Recherchez maintenant sur POSOS :

Anti-inflammatoire non-stéroïdien :

  • Via l’onglet « Interactions et contre-indications », POSOS vous alerte sur le risque d’insuffisance rénale aigüe et d’hyperkaliémie en cas d’association avec un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC)

Colchicine :

  • Via l’onglet « Effets indésirables », vous notez que la colchicine est responsable de diarrhées. Toutefois, ce n’est pas une contre-indication à sa prescription.
  • Via l’onglet « Posologie » vous lisez qu’en cas de diarrhées, la posologie de la colchicine peut être ramenée à 1mg voire 0,5mg.
  • Chez le patient de >75 ans avec facteurs de risque de toxicité, il est recommandé de ne pas dépasser la dose de 2mg le premier jour. 

Ce qu’il faut retenir :

  • IEC et AINS sont deux médicaments néphrotoxiques dont l’association pourrait conduire à une IRA associée à une hyperkaliémie.
  • En cas de prescription de colchicine chez une sujet à risque, vous effectuerez une surveillance clinico-biologique rapprochée.

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