Cas clinique : dysfonction érectile et iatrogénie

Lundi 5 juillet 2021

Déceler les médicaments à l'origine des effets indésirables

Vous recevez M. T.  âgé de 67 ans. Il débute une nouvelle relation amoureuse et souffre de troubles de l’érection. Il souhaiterait faire le point avec vous et bénéficier d’une aide thérapeutique.

Les antécédents sont marqués par :

  • un épisode dépressif suite au décès de sa femme il y a 2 ans
  • une hypertension artérielle bien équilibrée
  • une dyslipidémie
  • une ligamentoplastie du genou droit
  • une rhinite allergique saisonnière

Ses traitements comprennent :

  • candésartan 8mg : 1-0-0
  • venlafaxine 75mg : 0-0-1
  • atorvastatine 20mg : 0-0-1
  • desloratadine 5 mg : 0-0-1

Après une écoute active complétée par une évaluation clinique approfondie, vous confirmez l’existence d’une dysfonction érectile chez votre patient. 

Vous souhaitez vérifier si les médicaments pris par le patient peuvent être à l’origine de cette dysfonction érectile.

Vous ordonnez également une prise de sang afin d’évaluer son statut cardio-vasculaire (patient à risque cardio-vasculaire faible).

Recherchez maintenant sur POSOS :

Via l’onglet « Effets indésirables », vous saisissez l’ensemble des thérapeutiques du patient. En quelques clics, vous identifiez que la venlafaxine peut être responsable d’une dysfonction érectile. POSOS vous propose une alternative thérapeutique (par ex : un ISRS).

Afin de ne pas déstabiliser le syndrome dépressif en changeant de molécule, vous décidez de prescrire un médicament indiqué pour la dyserection. Vous souhaitez parcourir toutes les options thérapeutiques disponibles : 

Recherchez maintenant sur POSOS dans le guide « Pathologie » les médicaments que vous pouvez prescrire à votre patient : la liste des médicaments compatibles peut être filtrée en fonction des antécédents et des traitements concomitants. 

Vous décidez de prescrire un inhibiteur des phosphodiestérases (IPDE5) car vous êtes rassurés quant à leur compatibilité avec ses traitements actuels. 

Modalités de prescription des IPDE5 :

  • Il n’est pas recommandé d’aller au-delà d’une prise par jour ;
  • Les principales contre-indications sont cardio-vasculaires : infarctus du myocarde et accident vasculaire récents (3 à 6 mois) angor instable, insuffisance cardiaque supérieure ou égale au stade 2 classification NYHA, HTA non contrôlée, troubles du rythme non contrôlés ;
  • Les interactions médicamenteuses sont : les dérivés nitrés, les inhibiteurs du cytochromes P450 3A4 (kétoconazole, itracaonazole, erythromycine, clarithromycine…) et le jus de pamplemousse ;
  • Les principaux effets secondaires sont des céphalées et des rougeurs de la face.

A retenir :

  • Les molécules antidépressives peuvent être un facteur de risque de troubles de l’érection.  Toutefois, certaines classes d’antidépresseurs le sont moins que d’autres ;
  • Il n’y pas de contre-indication cardio-vasculaire à la prescription d’un IPDE5 chez ce patient.

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