Une douleur abdominale chez un patient diabétique

Vendredi 19 février 2021

Une pancréatite vraiment sans cause ?

Un patient, Monsieur Dubois, 40 ans, vous appelle car il a une douleur abdominale violente, qui pourrait évoquer une pancréatite. Il est diabétique et hypertendu. Inquiet, vous invitez le patient à se rendre aux urgences.

Quelque temps après, vous recevez le courrier d'hospitalisation. Il s'agissait bien d'une pancréatite avec absence de cause retrouvée : pas de consommation excessive d'alcool ni de stigmates indirects de consommation sur le bilan biologique ; les voies biliaires sont libres, absence de lithiase dans la vésicule ; les triglycérides sont à 1,7g/l et la calcémie est normale. Pas de complications à cette pancréatite sur l’imagerie réalisée 72 heures après le début des signes et le patient est finalement rentré chez lui après plusieurs jours d’hospitalisation. A son retour, on se pose la question de la reprise du traitement antérieur qui comportait :

  • GLUCOPHAGE (metformine) 1000mg : 1 comprimé trois fois par jour
  • JANUVIA (sitagliptine) 100mg : 1 comprimé le matin
  • VICTOZA (liraglutide) 1,8mg : 1 injection par jour
  • APROVEL (irbésartan) 75mg : 1 comprimé par jour

Vous revoyez votre patient pour vérifier son traitement et voir s'il faut l'adapter à la suite de cette pancréatite. C'est là que Posos entre en jeu.

Y a-t-il une adaptation à faire suite à cette pancréatite ? Quels traitements sont à adapter ou à enlever ?

Rechercher maintenant sur Posos.

Pour cela vous allez sur Posos, dans la rubrique “interactions et contre-indications”. Il vous suffit de rentrer les traitements du patient, puis le terrain.

Posos vous affiche en 3 clics les contre-indications absolues, précautions d’emploi ou mise en garde de chaque médicament de vos patients en fonction de ses antécédents et les interactions avec les autres traitements.

Vous savez maintenant que le liraglutide et la sitagliptine sont contre-indiqués chez votre patient, et que des cas de pancréatite existent avec ces 2 médicaments.

Que retenir concernant les inhibiteurs de la DPP 4 et les agonistes GLP-1 :

  • Association entre les médicaments de la classe des agonistes GLP-1 et celle des inhibiteurs de la DPP4 augmente le risque de pancréatite…
  • … sans améliorer l’équilibre glycémique
  • Pancréatite diagnostiquée après élimination des autres causes de pancréatite
  • Après un épisode de pancréatite (quelle que soit la cause), ces 2 classes sont contre-indiquées à vie
  • Les agonistes GLP-1 ont tendances à prendre la place des sulfamides/ apparentés aux sulfamides dans la prise en charge du diabète

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