Fluorouracile pfizer 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

pill

Informations générales

  • Substance

  • Forme galénique

    Solution à diluer pour perfusion

  • Voies d'administration

    Voie intraartérielle, Voie intraveineuse

Source : ANSM

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Posologie

Conditions d'utilisation

L'utilisation de fluorouracile doit être réservée aux unités spécialisées dans l'administration de cytotoxiques et le fluorouracile doit être administré sous contrôle d'un médecin qualifié dans l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses (voir la rubrique 4.4 et 6.6).

La formule sanguine sera contrôlée régulièrement pendant la phase initiale, puis toutes les semaines ou tous les quinze jours en période d'entretien (voir rubrique 4.4).

Chez les patients présentant des antécédents cardiaques, alcooliques et/ou tabagiques, il conviendra de pratiquer une surveillance cardiaque intensive et continue au cours des 3 premières cures de 5 FU, lors d'une perfusion I.V continue (voir rubrique 4.4).

Posologie

  • En monothérapie : Posologie moyenne de 400 à 600 mg/m/j, 3 à 6 jours par mois en perfusion IV d'une heure environ.

  • En association à d'autres cytotoxiques : 300 à 600 mg/m/j, 2 à 5 jours par cycles espacés de 3 à 4 semaines.

Plus exceptionnellement :

FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/mL, solution à diluer pour perfusion peut être administré en perfusion intra-artérielle hépatique lente (4 à 6 heures) à la posologie de 600 mg/m de façon hebdomadaire.

Il est parfois utilisé en perfusion veineuse continue à la posologie de 700 mg à 1 g/m sur 3 à 5 jours consécutifs.

Ces modes d'administration doivent être réservés aux services spécialisés.

La dose de 1 g/m par injection ne doit pas être dépassée dans la majorité des indications.

La posologie devra être diminuée de moitié ou du tiers dans les cas suivants :

  • intervention chirurgicale dans les 30 jours précédant le traitement,

  • troubles graves de la fonction hépatique,

  • lorsque les troubles de l'hématopoïèse se manifestent par une granulopénie de 2 000 à 3 000 globules blancs par mm ou de thrombopénie au-dessous de 100 000 plaquettes par mm.

Le déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD) doit également être considéré comme un paramètre à prendre en compte en association à d'autres mesures courantes de réduction de la dose. Une dose initiale réduite peut être proposée chez les patients présentant un déficit partiel en DPD. La réduction initiale de la dose peut altérer l'efficacité du traitement. En l'absence de toxicités graves, les doses suivantes pourront être augmentées, et ce, sous surveillance attentive (voir rubrique 4.4).

Suivi thérapeutique pharmacologique (STP) du 5-fluorouracile

Le STP du 5-fluorouracile peut améliorer le pronostic clinique chez les patients recevant des perfusions continues de 5-fluorouracile en réduisant les effets indésirables et en améliorant l'efficacité. L'ASC est supposée être comprise entre 20 et 30 mg x h/L (voir rubrique 4.4).

Ajustements posologiques en cours de traitement

Généralités

La nécessité d'un ajustement posologique ou d'un arrêt de traitement dépend de la survenue des effets indésirables.

La réintroduction du traitement pourra être envisagée en fonction des paramètres biologiques et cliniques.

Pendant la perfusion

La survenue de manifestations cardiaques (ex. douleurs thoraciques) pendant l'administration doit conduire à l'arrêt immédiat de la perfusion continue de fluorouracile. Dans ce cas, sa réintroduction ne doit pas être envisagée (voir rubrique 4.4).

Hématologie

Une interruption de traitement doit être envisagée en cas de toxicité hématologique, telle qu'une granulopénie au-dessous de 2 000 globules blancs par mm ou de thrombopénie au-dessous de 80 000 plaquettes par mm (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique et/ou rénale

Le fluorouracile doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique et/ou rénale, notamment en raison d'un risque accru d'hyperammoniémie et d'encéphalopathie hyperammoniémique. Une réduction de dose peut être envisagée chez ces patients (voir rubrique 4.4).

Stomatite et/ou diarrhées

La survenue de stomatite et surtout de diarrhée doit imposer un arrêt du traitement jusqu'à disparition des symptômes ; il en est de même si l'on constate la formation d'ulcération gastro-intestinale ou la survenue d'hémorragie quelle qu'en soit la localisation (voir rubrique 4.4).

Encéphalopathie

En cas de survenue d'une encéphalopathie, interrompre immédiatement le traitement (voir rubrique 4.4).

Mode d'administration

Voie intraveineuse.

Exceptionnellement, en perfusion intra-artérielle hépatique lente.

En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

Ne pas administrer par voie intramusculaire.

Source : BDPM

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Contre-indications

  • Allaitement

  • Déficit en dihydro-pyrimidine-déshydrogénase complet

    effet indésirable engageant le pronostic vital ou d'évolution fatale
  • Dénutrition

  • Grossesse

    notamment : recommander un conseil génétique
  • Hypoplasie médullaire

  • Infection

interactions

Interactions

cytotoxiques <> vaccins vivants atténués
Contre-indication
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
Conduite à tenir
- Et pendant les 6 mois suivant l'arrêt de la chimiothérapie. - Et, à l'exception de l'hydroxycarbamide dans son indication chez le patient drépanocytaire.
cytotoxiques <> olaparib
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de majoration de l’effet myélosuppresseur du cytotoxique
Conduite à tenir
-
cytotoxiques <> phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Conduite à tenir
-
fluorouracile (et, par extrapolation, autres fluoropyrimidines) <> antivitamines K
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Augmentation importante de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.
Conduite à tenir
Si elle ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par le cytotoxique et 8 jours après son arrêt.
cytotoxiques <> antivitamines K
Précaution d'Emploi
Nature du risque et mécanisme d'action
Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.
Conduite à tenir
Contrôle plus fréquent de l'INR.
cytotoxiques <> flucytosine
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de majoration de la toxicité hématologique
Conduite à tenir
-
cytotoxiques <> immunosuppresseurs
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho-prolifératif.
Conduite à tenir
-
fluorouracile (et, par extrapolation, autres fluoropyrimidines) <> acide folinique
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Potentialisation des effets, à la fois cytostatiques et indésirables, du fluoro-uracile.
Conduite à tenir
-
fluorouracile (et, par extrapolation, autres fluoropyrimidines) <> interféron alfa
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Augmentation de la toxicité gastro-intestinale du fluorouracile.
Conduite à tenir
-
fluorouracile (et, par extrapolation, autres fluoropyrimidines) <> métronidazole
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Augmentation de la toxicité du fluoro-uracile par diminution de sa clairance.
Conduite à tenir
-
fluorouracile (et, par extrapolation, autres fluoropyrimidines) <> ornidazole
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Augmentation de la toxicité du fluoro-uracile par diminution de sa clairance.
Conduite à tenir
-
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Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'existe pas d'études adéquates et bien contrôlées chez les femmes enceintes ; cependant, des malformations fœtales et des fausses couches ont été rapportées.

D'autre part et en raison du potentiel génotoxique du fluorouracile (voir rubrique 5.3), il est recommandé aux femmes en âge de procréer d'utiliser des mesures contraceptives efficaces et de ne pas débuter une grossesse au cours du traitement par FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/mL, et pendant les 6 mois suivant la fin du traitement. Il est recommandé aux hommes d'utiliser des mesures contraceptives efficaces et de ne pas concevoir d'enfant au cours du traitement par FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/mL, et pendant les 3 mois suivant la fin du traitement.

Le fluorouracile ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel l'emporte sur le risque potentiel pour le fœtus.

Si le médicament est utilisé pendant la grossesse, ou si la patiente ou la partenaire du patient, débute une grossesse pendant le traitement, la patiente et le patient doivent être pleinement informés du danger potentiel pour le fœtus.

Allaitement

Le passage du fluorouracile et de ses métabolites dans le lait maternel n'est pas connu. Un risque chez le nouveau-né ne peut être exclu.

L'allaitement est contre-indiqué pendant le traitement au fluorouracile (voir rubrique 4.3).

Fertilité

Les effets du fluorouracile sur la fertilité ne sont pas connus. Cependant, d'après les études menées chez l'animal, la fertilité des hommes et des femmes peut être compromise (voir rubrique 5.3). De plus, en considérant son mécanisme d'action, le fluorouracile est susceptible d'interférer avec la gamétogenèse.

Il est recommandé de conseiller à la patiente et au patient de demander un conseil génétique avant le traitement par le fluorouracile, si cela est approprié et disponible. Notamment, une conservation de sperme peut être conseillée aux hommes avant de débuter le traitement en raison de la possibilité d'une infertilité irréversible due au traitement par le fluorouracile.

Source : BDPM

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Propriétés pharmacologiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIMETABOLITES (L : Antinéoplasiques et immunomodulateurs), Code ATC : L01BC02.

Antinéoplasique cytostatique de la classe des antimétabolites (antipyrimidine). Afin de mieux comprendre l'activité du fluorouracile, il faut rappeler que l'uracile joue un double rôle fondamental dans les tissus à croissance rapide : d'une part, en étant le précurseur (via la thymidilate-synthétase) de la thymine, base nécessaire à la synthèse d'ADN qui préside à la division cellulaire ; d'autre part, en entrant dans la composition des ARNs qui président à la synthèse des protéines et des enzymes cellulaires. Ainsi, le fluorouracile exerce plusieurs effets antimétaboliques :

  • tout d'abord, il est métabolisé en 5-fluorodéoxyuridine 5'-monophosphate (FdUMP) qui, en présence de 6- méthylènetétrahydrofolate, se lie à la thymidilate-synthétase, bloquant la méthylation de l'uracile en thymine, provoquant ainsi une inhibition de la synthèse d'ADN qui freine la prolifération cellulaire ;

  • d'autre part, il est phosphorylé et triphophaté (FUTP) et incorporé à la place de l'uracile dans les ARNs, entraînant des erreurs de lecture du code génétique lors de la synthèse de protéines et d'enzymes, et de la production de coenzymes inefficaces et de ribosomes immatures ;

  • enfin, le fluorouracile inhibe l'uridine-phosphorylase.

Source : BDPM

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Effets indésirables

  • alopécie

  • diarrhée

  • infection

  • inflammation muqueuse

  • insuffisance médullaire

  • leucopénie

  • nausée

  • stomatite

  • thrombocytopénie

  • vomissement

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Liste des spécialités disponibles

Source : BDPM

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