Médroxyprogestérone acétate 500 mg/3,3 ml (151,515 mg/ml) suspension injectable

pill

Informations générales

Source : ANSM

indication

Indications et autres usages documentés

side-effect

Posologie

Posologie

La posologie varie selon la nature et le stade de la tumeur :

  • en cas de cancer du sein métastasé : 500 mg par jour en traitement d'attaque pendant 4 semaines, puis 500 mg 2 fois par semaine en traitement d'entretien.

  • en cas de cancer de l'endomètre : 500 à 1000 mg par semaine.

Insuffisance hépatique :

Aucune étude clinique n'a évalué l'impact d'une atteinte hépatique sur la pharmacocinétique de l'acétate de médroxyprogestérone. Cependant, l'acétate de médroxyprogestérone qui est quasi-exclusivement éliminé par métabolisme hépatique, serait faiblement métabolisé chez les patientes atteintes d'insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

Insuffisance rénale :

Aucune étude clinique n'a évalué l'impact d'une atteinte rénale sur la pharmacocinétique de l'acétate de médroxyprogestérone.

Cependant, l'acétate de médroxyprogestérone étant quasi-exclusivement éliminé par métabolisme hépatique, aucun ajustement posologique ne devrait être nécessaire chez les patientes atteintes d'insuffisance rénale.

Mode d'administration

  • Ce médicament doit être administré par voie intramusculaire profonde.

  • Ne pas injecter par voie intraveineuse.

  • Bien agiter le flacon avant l'emploi.

  • Une asepsie rigoureuse doit être observée.

Source : BDPM

side-effect

Contre-indications

  • Accident vasculaire cérébral

  • Accident vasculaire cérébral, antécédent

  • Allaitement

  • Anomalie enzymatique hépatique

  • Atteinte hépatique

  • Embolie pulmonaire

  • Embolie pulmonaire, antécédent

  • Hémorragie génitale non diagnostiquée

  • Infarctus du myocarde

  • Infarctus du myocarde, antécédent

  • Phlébite

  • Phlébite, antécédent

  • Thrombo-embolie artérielle

  • Thrombo-embolie artérielle, antécédent

interactions

Interactions

progestatifs contraceptifs <> millepertuis
Contre-indication
Nature du risque et mécanisme d'action
Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'une grossesse).
Conduite à tenir
-
progestatifs contraceptifs <> inducteurs enzymatiques
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.
Conduite à tenir
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
progestatifs contraceptifs <> inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal, dûe à l'augmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.
Conduite à tenir
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
progestatifs contraceptifs <> pérampanel
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Pour des doses de pérampanel >= 12 mg/jour : Risque de diminution de l’efficacité contraceptive.
Conduite à tenir
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
progestatifs contraceptifs <> ulipristal
Association DECONSEILLEE
Nature du risque et mécanisme d'action
Dans l'indication contraception d'urgence :Antagonisme des effets de l’ulipristal en cas de reprise d’un contraceptif hormonal moins de 5 jours après la prise de la contraception d’urgence. Dans l’indication fibrome :Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.
Conduite à tenir
- Dans l'indication contraception d'urgence: Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception additionnelle de type mécanique pendant les 12 jours qui suivent la (dernière) prise de l’ulipristal (au cas où il y en aurait eu plus d’une). - Dans l’indication fibrome : Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de la contraception hormonale.
progestatifs contraceptifs <> aprépitant
Précaution d'Emploi
Nature du risque et mécanisme d'action
(Sauf stérilet), diminution des concentrations du progestatif, avec risque de moindre efficacité contraceptive.
Conduite à tenir
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
progestatifs contraceptifs <> bosentan
Précaution d'Emploi
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenir
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
progestatifs contraceptifs <> griséofulvine
Précaution d'Emploi
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenir
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
progestatifs non contraceptifs, associés ou non à un œstrogène <> bosentan
Précaution d'Emploi
Nature du risque et mécanisme d'action
Risque de diminution de l’efficacité du progestatif.
Conduite à tenir
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l’administration du bosentan et après son arrêt.
progestatifs non contraceptifs, associés ou non à un œstrogène <> inducteurs enzymatiques
Précaution d'Emploi
Nature du risque et mécanisme d'action
Diminution de l'efficacité du progestatif.
Conduite à tenir
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l'administration de l'inducteur et après son arrêt.
progestatifs non contraceptifs, associés ou non à un œstrogène <> ulipristal
A prendre en compte
Nature du risque et mécanisme d'action
Dans l’indication fibrome : Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.
Conduite à tenir
-
side-effect

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'y a pas d'indication à utiliser l'acétate de médroxyprogestérone au cours de la grossesse.

La plupart des études épidémiologiques récentes ne retrouvent pas d'association entre exposition à l'acétate de médroxyprogestérone pendant la grossesse (lorsqu'elle est utilisée aux doses préconisées dans les indications gynécologiques) et effet malformatif (incluant un effet sur la différenciation sexuelle du fœtus). En conséquence, la découverte d'une grossesse sous médroxyprogestérone ne justifie pas l'interruption de la grossesse.

Allaitement

La médroxyprogestérone passe dans le lait. Il n'y a pas de donnée clinique pour l'acétate de médroxyprogestérone prescrit à posologies oncologiques. En conséquence, l'allaitement est déconseillé par prudence dans ce contexte.

Source : BDPM

side-effect

Propriétés pharmacologiques

Classe pharmacothérapeutique : Progestatifs, code ATC : L02AB02.

Mécanisme d'action

L'acétate de médroxyprogestérone est un progestatif retard de synthèse dérivé de la 17-hydroxyprogestérone, spécialement adapté à la thérapeutique au long cours de certains cancers de l'endomètre et du sein.

Cette action antinéoplasique pourrait être reliée à l'effet de DEPO-PRODASONE sur l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, les récepteurs d'estrogènes et le métabolisme des stéroïdes au niveau tissulaire.

Comme la progestérone, l'acétate de médroxyprogestérone est responsable d'un décalage thermique.

Aux doses utilisées en cancérologie, une activité corticotrope peut être observée.

Efficacité et sécurité clinique

Etudes sur la densité minérale osseuse (DMO)

Modification de la DMO chez la femme adulte

Dans une étude clinique contrôlée, non randomisée, comparant des femmes adultes ayant utilisé jusqu'à 5 ans une contraception par acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par voie IM) à des femmes qui utilisent un contraceptif non hormonal, 42 patientes ayant utilisé l'acétate de médroxyprogestérone pendant 5 ans ont fait l'objet d'au moins une mesure de la DMO après arrêt de l'acétate de médroxyprogestérone.

Parmi les utilisatrices d'acétate de médroxyprogestérone, la DMO a décliné durant les 2 premières années d'utilisation avec une baisse moindre les années suivantes. La diminution moyenne de la DMO observée au niveau du rachis lombaire est de -2,86%, -4,11%, -4,89%, -4,93% et -5,38% après 1, 2, 3, 4 et 5 ans, respectivement. Les résultats pour la hanche et le col du fémur étaient équivalents. Pour le groupe de femmes contrôle, il n'y a pas eu de variation significative de la DMO, sur la même période.

Récupération de la DMO post-traitement chez la femme adulte

Dans la même population, il y a eu une récupération partielle de la DMO par rapport aux valeurs de base au cours des 2 années suivant l'arrêt des injections d'acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par voie IM).

Après 5 ans de traitement par acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par voie IM), la modification moyenne de la DMO, en pourcentage, par rapport aux valeurs de base était de -5,4%, -5,2% et -6,1% pour le rachis lombaire, la hanche et le col du fémur respectivement. Sur la même période, pour les mêmes sites osseux des femmes du groupe contrôle non traitées, la modification moyenne est de +/- 0,5% ou moins.

Deux ans après arrêt du traitement par l'acétate de médroxyprogestérone injectable, la moyenne de la DMO a remonté pour les 3 sites osseux mais les déficits persistent : -3,1%, -1,3%, et -5,4% pour le rachis lombaire, la hanche et le col du fémur respectivement. Dans le même temps, les femmes du groupe contrôle montrent des modifications moyennes de la DMO par rapport aux valeurs de base de 0,5%, 0,9% et -0,1% au niveau du rachis lombaire, de la hanche et du col du fémur respectivement.

Modification de la DMO chez l'adolescente (12 - 18 ans)

L'effet de l'utilisation de l'acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par voie IM) sur la DMO jusqu'à 240 semaines (4,6 ans) a été évalué par une étude clinique en ouvert non comparative comprenant 159 adolescentes (12 - 18 ans) sélectionnées pour commencer un traitement par acétate de médroxyprogestérone injectable. 114 des 159 patientes ont utilisé l'acétate de médroxyprogestérone en continu (4 injections pendant chaque période de 60 semaines). Leur DMO a été mesurée à la semaine 60. La DMO a diminué pendant les 2 premières années d'utilisation avec un léger changement pour les années suivantes.

Après 60 semaines d'utilisation d'acétate de médroxyprogestérone, les modifications moyennes de la DMO, en pourcentage, par rapport aux valeurs de base étaient de -2,5%, -2,8% et -3,0% pour le rachis lombaire, la hanche et le col du fémur, respectivement.

Un total de 73 patientes a continué à utiliser l'acétate de médroxyprogestérone pendant 120 semaines. Les modifications moyennes de la DMO, en pourcentage, par rapport aux valeurs de base étaient de -2,7%, -5,4% et -5,3% pour le rachis lombaire, la hanche et le col du fémur, respectivement.

Un total de 28 patientes a continué à utiliser l'acétate de médroxyprogestérone pendant 240 semaines. Les modifications moyennes de la DMO, en pourcentage, par rapport aux valeurs de base étaient de -2,1%, -6,4% et -5,4% pour le rachis lombaire, la hanche et le col du fémur, respectivement.

Récupération de la DMO post-traitement chez l'adolescente

Dans cette même étude, 98 adolescentes ont reçu au moins 1 injection d'acétate de médroxyprogestérone et ont effectué au moins 1 suivi de leur DMO après arrêt de l'acétate de médroxyprogestérone ; ceci pour une durée de traitement jusqu'à 240 semaines (ce qui équivaut à 20 injections d'acétate de médroxyprogestérone) et un suivi post-traitement jusqu'à 240 semaines après la dernière injection d'acétate de médroxyprogestérone. Le nombre médian d'injections reçu durant la période de traitement était de 9. Au moment de la dernière injection d'acétate de médroxyprogestérone injectable, les modifications de la DMO, en pourcentage, par rapport aux valeurs de base étaient de -2,7%, -4,1% et -3,9% pour le rachis lombaire, la hanche et le col du fémur, respectivement. Au fil du temps, ces déficits de la DMO ont été comblés après l'arrêt de l'acétate de médroxyprogestérone. La récupération totale a nécessité 1,2 ans pour le rachis lombaire, 4,6 ans pour la hanche et 4,6 ans pour le col du fémur. Une durée plus longue de traitement et le tabagisme ont été associés à une récupération plus lente (voir rubrique 4.4 - Diminution de la densité minérale osseuse).

Relation entre incidence des fractures et utilisation d'acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par voie IM) chez les femmes en âge de procréer

Une étude de cohorte rétrospective évaluant l'association entre l'utilisation de l'acétate de médroxyprogestérone et l'incidence des fractures osseuses a été menée chez 312 395 femmes sous contraceptifs au Royaume-Uni. Le taux d'incidence de fractures chez les femmes sous acétate de médroxyprogestérone a été comparé à celui observé chez les patientes utilisant d'autres contraceptifs hormonaux. Le ratio des taux d'incidence (IRR) pour toute fracture observée au cours de la période de suivi (durée moyenne de 5,5 ans) était de 1,41 (IC 95% 1,35 - 1,47).

De plus, il n'y a pas davantage de fractures dans les zones osseuses caractéristiques de l'ostéoporose (rachis lombaire, hanche, pelvis) chez les utilisatrices comparé aux non utilisatrices d'acétate de médroxyprogestérone injectable (IRR = 0,95, IC 95% [0,74 ; 1,23]) et il n'y a pas non plus de preuve qu'un allongement de la durée de traitement par l'acétate de médroxyprogestérone (2 ans ou plus) augmente le risque de fracture comparativement à une utilisation inférieure à 2 ans.

Le suivi maximal dans cette étude étant de 15 ans, les effets possibles de l'acétate de médroxyprogestérone qui s'étendraient au-delà de 15 ans de suivi n'ont pas pu être déterminés.

Source : BDPM

side-effect

Effets indésirables

  • augmentation de l'appétit

  • constipation

  • céphalée

  • dysfonction érectile

  • fatigue

  • hyperhidrose

  • insomnie

  • nausée

  • réaction au site d'injection

  • rétention hydrique

  • tremblement

  • variation de poids

  • vomissement

  • étourdissement

  • œdème

pill

Liste des spécialités disponibles

Source : BDPM

Testez Posos gratuitement

L’outil d’aide à la prescription simple et personnalisé

Voir les risques d'une prescription

Trouver des alternatives thérapeutiques

Identifiez l'origine d'un effet indésirable

Vous avez déjà un compte ?Se connecter